Ami de l’√©galit√©
Accueil > Probl√®mes sanitaires > Le m√©tier des personnels infirmier consiste √ juguler toutes les (...)

Le m√©tier des personnels infirmier consiste √ juguler toutes les infections

L’infection par le SRAS-CoV2 ne leur √©chappe pas plus que n’importe quelle autre

mercredi 29 septembre 2021, par Jean-Pierre Combe

Dans la pratique m√©dicale qui s’est √©tablie au cours du dix-neuvi√®me si√®cle et qui se d√©veloppe en France depuis lors, l’infirmi√®re ou l’infirmier dispense ses soins aux patients sous ordonnance du m√©decin qui a pos√© le diagnostic m√©dical ; l’infirmi√®re ou l’infirmier est charg√© d’√©tablir les diagnostics infirmiers ; le diagnostic des risques d’infection est un diagnostic infirmier.

R√©aliser l’asepsie fait partie de la pratique des soins ; les modalit√©s pratiques de l’asepsie d√©pendent donc des soins que l’on va dispenser aux patients en m√™me temps que de leur environnement : dans les h√īpitaux pour cette raison, ni les espaces aseptiques ni les espaces de s√©paration entre eux et l’ext√©rieur ne sont identiques d’un service √ l’autre.

Observons que les infirmiers et soignants apprennent cela dès le premier jour de leur apprentissage pratique, et ne cessent jamais de le pratiquer.

Il y a plusieurs d√©cennies, l’apparition des maladies nosocomiales a conduit tous les personnels infirmiers √ resserrer leurs pratiques de l’asepsie.

Nous savons depuis un si√®cle environ que les virus figurent parmi les microbes que combattent les pratiques infirmi√®res d’asepsie : nous connaissons les m√©canismes de l’asepsie qui les √©liminent, et qui √©liminent en particulier les virus, donc aussi le coronavirus CoV2.

En v√©rit√©, l’apparition en 2020 du coronavirus CoV2 a consid√©rablement alourdi les t√Ęches infirmi√®res de l’asepsie hospitali√®re interne, mais sans en compliquer les m√©thodes ; l’asepsie √©limine le CoV2 en m√™me temps que les autres virus. Il n’est donc pas davantage transmis des infirmi√®res et des infirmiers vers les patients de leurs services ni des patients vers les personnels infirmiers : les uns et les autres sont prot√©g√©s par l’asepsie hospitali√®re et toute l’exp√©rience que nous vivons depuis f√©vrier 2020 confirme que cette protection est √ elle seule au moins aussi efficace que pourrait l’√™tre la vaccination de tous les soignants.

C’est l√ une premi√®re raison de la r√©volte que ressentent beaucoup de personnels soignants de nos h√īpitaux devant l’obligation technocratique et administrative de se faire vacciner : ils savent que cette obligation n’a pas lieu d’√™tre.

Une autre raison intervient aussi, c’est le doute l√©gitime, que leur propre exp√©rience n’efface pas, devant ces quatre vaccins dont aucun n’a achev√© le cycle des essais au bout duquel seulement il obtient son autorisation de mise sur le march√© des m√©dicaments !

C’est pourquoi les mesures prises √ leur encontre afin d’obtenir qu’ils se fassent tous vacciner n’ont absolument pas lieu d’√™tre : il faut les annuler sans d√©lai, et retirer des lois toute obligation impos√©e aux soignants de se faire vacciner contre le SRAS-CoV2 ; en m√™me temps, il faut annuler toutes les suspensions prises √ l’encontre des r√©calcitrants √ la vaccination, les r√©tablir pleinement dans leur droit au travail, leur payer leurs salaires int√©gralement, sans rien retirer pour les jours o√Ļ, suspendus, leur salaire aurait √©t√© supprim√©, et pr√©voir de les indemniser pour le pr√©judice que ces sanctions imm√©rit√©es leur ont fait subir.

Dans nos √©tablissements de sant√©, dans nos h√īpitaux, les personnels soignants vivent un enfer dont l’irruption du CoV2 n’est pas la cause premi√®re : la cause de cet enfer est la crise du syst√®me de sant√© fran√ßais.

En effet, il n’a pas commenc√© en mars 2020 : il s’est impos√© progressivement d’ann√©e en ann√©e depuis plus d’un demi-si√®cle (plus d’une dizaine de mandats pr√©sidentiels).

Il est l’effet des budgets impos√©s par l’Etat fran√ßais, ob√©√Įssant docilement aux injonctions de l’Union Europ√©enne, √ tous nos √©tablissements publics de sant√©, chacun y diminuant les effectifs des personnels soignants, chacun y d√©gradant les conditions mat√©rielles et morales de travail et les r√©mun√©rations de tous les soignants : de cette mani√®re, ces effectifs, ces conditions et ces r√©mun√©rations √©taient chaque ann√©e plus loin du n√©cessaire, rendus ainsi pires que l’ann√©e pr√©c√©dente ; ces derni√®res ann√©es, les h√īpitaux sont oblig√©s de changer d’heure en heure les services d’affectation des personnels infirmiers pour remplacer les absents : il n’est pas rare que ces personnels doivent travailler dans deux ou trois services diff√©rents pendant la m√™me journ√©e !

Depuis des lustres, les cr√©ations de postes budg√©taires sont si rares que la journ√©e ou m√™me la semaine l√©gales du travail ont cess√© depuis longtemps d’√™tre la r√®gle !!!

Les personnels sont √ ce point surcharg√©s de t√Ęches qu’ils travaillent sous la menace permanente de manquer de vigilance, de commettre des erreurs, de manquer de temps pour l’indispensable concertation, sans laquelle aucune organisation n’est possible...

Cette surcharge est sans aucun doute la cause d’incidents dans le maintien de l’aseptie dont certains ont caus√© diverses infections nosocomiales, le CoV2 √©tant l’un des germes recens√©s dans ces infections.

M√™me si certains personnels des h√īpitaux ont pour fonction premi√®re de lutter contre les infections nosocomiales, cela ne retire rien au constat que tous les personnels soignants contribuent √ lutter contre ces infections, et que leur surcharge de travail est r√©ellement la cause de ¬« fuites¬ » dans les protections de la n√©cessaire asepsie des locaux de soins...

L’enfer hospitalier des personnels soignants √©tait d√©j√ insupportable quand le CoV2 a fait irruption : celui-ci a servi d’abord de couverture √ de nouvelles fermetures de lits d’h√īpital, √ de nouvelles ¬« compressions¬ » de personnels.

Avant m√™me l’√©t√© 2020, l’√©vidence du m√©pris dont les gouvernement abreuvent les personnels hospitaliers est devenue √©clatante ; les sanctions qui frappent aujourd’hui les personnels r√©calcitrants √ la vaccination obligatoire sont indiscutablement une manifestation concr√®te de ce m√©pris.

Il y a des √©tablissements dont les soignants luttent contre ces sanctions, et contre ce m√©pris ; par exemple, √ Gimont dans le Gers, sept aides-soignants sont suspendus ; sur 56 salari√©s de l’Institut m√©dico-√©ducatif Mathalin √ Auch, dix d√©noncent la d√©gradation de l’accompagnement des enfants : ils sont suspendus pour ne pas s’√™tre fait vacciner ; aux urgences du centre hospitalier de Tarbes, presque tous les m√©decins hospitaliers menacent de d√©missionner si les moyens de travailler continuent de leur √™tre refus√©s ; dans tous ces cas, la presse t√©l√©vis√©e fait le silence. Ces cas ne sont pas les seuls...

Leurs luttes sont justes, comme nous venons de le d√©montrer : il faut les soutenir !

Les personnels soignants et infirmiers ont raison de venir en grand nombre dans les manifestations par lesquelles les citoyennes et les citoyens exigent que fin soit mise au passe sanitaire...

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0