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intervention de Jean-Pierre Combe au Comité de la Corrèze du mouvement de la paix

Que devons-nous faire, nous autres pacifistes ?

samedi 19 mars 2 022

lundi 4 avril 2022, par Jean-Pierre Combe

Créé par un comité présidé par Yves Farge et qui comprenait Frédéric Joliot-Curie, Eugénie Cotton, Pablo Picasso et d’autres savants et artistes, le Comité français du Mouvement des Combattants de la Paix, bientôt appelé plus simplement Mouvement de la Paix, s’est donné deux objets :

  1. rassembler les forces vives de notre peuple dans un grand mouvement revendiquant concrètement la paix,
  2. dénoncer et poursuivre les fauteurs de guerre.

Quand peut-on dire d’un mouvement populaire qu’il est grand ? Nous en avons deux images dans l’histoire de notre mouvement :

  • d’abord la campagne pour faire signer l’ appel de Stockholm , qui a rassemblé au moins quinze millions de signatures en France,
  • ensuite, à la même époque, les communes de notre Corrèze, dont chacune était le siège d’un Comité local du Mouvement de la Paix... il en était sans doute à peu près de même dans la quasi-totalité des départements de notre pays.

Les Françaises et les Français qui souhaitent vivre en paix dans une Europe pacifiée sont certainement aussi nombreus aujourd’hui qu’au milieu du vingtième siècle ; pourtant, l’effectif des manifestations convoquées « pour la paix en Ukraine » pendant le mois de mars nous montre à l’évidence que ces manifestations sont loin de former « un grand mouvement revendiquant concrètement la paix ».

Pourquoi il en est ainsi, pourquoi cette faiblesse ? Pour quelles raisons d’aussi nombreuses femmes et hommes se sont-ils écartés de ces manifestations alors qu’ils ont sans aucun doute la volonté de contribuer à établir la paix en Ukraine et ailleurs ?

D’abord comprendre ce qu’est cette guerre

Identifions-nous véritablement les fauteurs de cette guerre, attribuons-nous à chacun la responsabilité qui est la sienne ?

La pensée unique dont nous submerge la presse d’argent considère la date du 24 février 2022, à laquelle l’armée russe a été envoyée en Ukraine comme la date du déclenchement de la guerre, puis fait de ces assertions une preuve que la Russie est l’agresseur, son président le seul fauteur de cette guerre ; l’Etat ukrainien étant alors l’agressé, le devoir de toute personne de bonne volonté, soucieuse de paix, serait de le défendre, fût-ce en lui donnant sa vie...

Seulement, nous savons que dans l’est ukrainien, deux districts du Donbass, ceux de Donetsk et de Lougansk ont, en 2014, voté par référendum populaire de refuser les lois de discrimination et d’épuration ethnique mises en vigueur par le gouvernement de Kiev, et qu’il leur faut, depuis lors, défendre leur vote en opposant la guerre à la guerre ; nous savons encore que les bataillons nazi-fascistes qui se couvrent du drapeau ukrainien grignotent sans cesse leur territoire... : quelque guerrières qu’elles puissent apparaître aujourd’hui, les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk font réellement partie du camp de la paix !

Que le camp russe de la paix, qui ne dispose d’aucune force armée, les soutienne et que ce soutien les aide dans leur effort de guerre, pouvons-nous nous en scandaliser ?...

Seulement aussi, nous savons que des partis héritiers de collaborateurs de l’Empire hitlérien participent au gouvernement qui siège à Kiev, et nous n’avons pas oublié que ces kollaborateurs se sont rendus coupables de la mort centaines de milliers d’ukrainiens, femmes et hommes : nous avons constaté que dès 2014 et jusqu’à aujourd’hui, ces héritiers du nazisme et du fascisme

  • interdisent l’usage de la langue russe et s’efforcent d’épurer ethniquement le territoire de l’Ukraine de l’ensemble de sa population qui ne parle pas la langue ukrainienne ;
  • ont fait de leurs exactions le moyen de prendre le pouvoir à Kiev, puis d’étayer leur pouvoir dans toute l’Ukraine...
  • frappent les syndicats qui représentent, défendent les travailleuses et les travailleurs, et organisent la manifestation de leurs intérêts : rappelez-vous qu’en 2 014, lors d’une telle manifestation à Odessa, les membres d’un bataillon AÏDAR ou AZOV, intégrés ensuite dans la Garde Nationale de Kiev, ont ainsi enfermé une cinquantaine de manifestants dans un bâtiment public qu’ils ont ensuite incendié, veillant à achever au pistolet-mitrailleur ceux des manifestants et autres occupants du bâtiment qui tentaient d’échapper à la mort en sautant par les fenêtres...
  • frappent les partis politiques, et pas seulement le parti communiste d’Ukraine : onze partis politiques ont été interdits depuis que l’armée russe a commencé d’intervenir en Ukraine...

Pouvons-nous considérer que ces partis nazi-fascistes, qui exercent par la violence des armes un pouvoir pris en 2014 par la violence des armes, pouvons-nous considérer que ces partis font partie du camp de la paix ? Non, certainement pas !...

En vérité, ils sont les principaux acteurs du camp de la guerre ; c’est leur guerre que le peuple ukrainien tout entier subit sans cesse depuis le mois de février 2014.

Socialement, ils sont subordonnés aux intérêts de la grande bourgeoisie propriétaire des plus gros capitaux financiers, industriels et terriens actifs ou ambitionnant d’être actifs en Ukraine, dont nous savons qu’ils sont largement entremêlés à ceux actifs dans les pays de l’Union européenne ; le fascisme n’a pas changé depuis 1935, année où Georges Dimitrov a mis en évidence son essence et sa consistance : il est seulement devenu européen...

Il est impensable qu’un pacifiste soutienne des nazi-fascistes et leur livre des armes !

Y a-t-il pour combattre ce camp de la guerre, un camp ukrainien de la paix ?

Ce camp existe : ce sont les femmes et les hommes qui refusent de collaborer avec les héritiers ukrainiens du nazi-fascisme hitlérien, qui refusent d’obéïr à leur gouvernement de guerre, qui refusent l’épuration ethnique et la réécriture de l’histoire de l’Ukraine !...

Les membres du camp ukrainien de la paix sont les membres du peuple opprimé par la caste qui a porté au pouvoir ce gouvernement à participation nazi-fasciste ; ils sont contraints de faire le gros dos pour supporter la violence de huit ans de guerre ; certains d’entre eux ont dû prendre les armes et opposer la guerre à la guerre : ils n’ont pas trahi le camp de la paix !...

Socialement, les membres du camp de la paix sont des femmes et des hommes qui veulent vivre du travail de leurs propres mains et de l’application de leur intelligence, sans prélever de profit sur le travail d’autrui.

L’Europe centre-orientale, région de paix ?

Le camp ukrainien de la paix ne se limite pas aux frontières de l’Ukraine : avant 1992 et depuis plus de deux siècles, les frontières entre l’Ukraine, la Russie et la Biélorussie étaient grandes ouvertes ; Biélorusses, Russes et Ukrainiens forment un seul peuple ; il n’y a pas davantage de différences entre les langues russe, biélorusse et ukrainienne qu’il n’y en a entre la langue auvergnate, la langue limousine et la langue provençale ; les jeunes gens et jeunes filles, et aussi les moins jeunes, de toutes les ethnies de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine forment de nombreux couples, de nombreux mariages dont il reste aujourd’hui de nombreuses familles dans lesquelles plusieurs des multiples ethnies d’Ukraine, de Russie et de Biélorussie sont métissées, et dont les deux parents ont des passeports différents ; ces familles sont établies en Russie, en Biélorussie, en Ukraine, sans vraiment tenir compte des frontières tracées entre ces pays... Ce mélange des familles est une des causes de la sensibilité du peuple russe aux souffrances que le fascisme dominant à Kiev fait subir aux peuples d’Ukraine ; elles sont aussi un premier lien très fort, fondateur de la solidarité pacifiste des peuples biélorusse, russe et ukrainien.

En réalité, ces familles forment la base vivante d’un camp de la paix commun à la Biélorussie, à la Russie et à l’Ukraine et qui s’étend sans aucun doute à des pays voisins de ceux-là ! Le camp ukrainien de la paix existe bel et bien, mais ce serait une erreur de le croire séparé des camps biélorusse et russe de la paix !...

Le capitalisme renaissant en URSS forme son propre noyau de nazi-fascisme

Dans tous les pays capitalistes, la partie la plus riche de la grande bourgeoisie, dont les membres sont propriétaires des capitaux financiers, terriens et industriels les plus concentrés, héberge un noyau nazi-fasciste ; ce noyau produit les partis nazi-fascistes et leurs escadrons violents, selon les besoins capitalistes d’encadrement et de contrôle des sociétés : c’est l’organisateur de la contre-révolution.

Dans les années précédant 1992, l’URSS était affligée d’inégalités sociales très voisines de celles des pays capitalistes développés ; sa dissolution nous a révélé qu’elles affligent toutes les nouvelles républiques indépendantes ; le capitalisme était formé ; quelques mois plus tard, il reprit possession du pays en droit bourgeois. Comment l’ensemble de l’économie soviétique avait-il été soumis à cette contre-révolution ?

Ce fut sans doute l’effet de la mise en œuvre des réformes de la conduite de l’économie soviétique proposées par l’économiste académicien Libermann : l’essentiel de ces réformes imposait la gestion comptable à toutes les entreprises : au fur et à mesure des progrès de la mise en œuvre de ces réformes, la gestion comptable éliminait l’intervention des Assemblées générales de travailleuses et de travailleurs dans la conduite du travail et de l’entreprise elle-même.

En même temps qu’elle progressait, la gestion comptable induisait la formation dans toutes les entreprises, c’est-à-dire dans toute l’URSS d’une caste de technocrates de plus en plus habiles à gérer des processus industriels et économiques sans rien connaître aux différentes techniques dont la maîtrise est nécessaire à l’élaboration, à la mise en œuvre de ces processus ainsi qu’à l’obtention de leurs résultats.

Quand toute l’économie soviétique fut gagnée à la gestion comptable, l’activité professionnelle des technocrates proches du sommet de la hiérarchie de leur caste s’était beaucoup rapprochée de celle des PDG et administrateurs des groupes industriels et autres trusts de notre pays ; la dissolution de l’URSS leur offrit bientôt l’occasion de se livrer à des manœuvres, délictueuses en droit bourgeois tout autant qu’en droit soviétique, pour s’approprier à titre privé les entreprises soviétiques, c’est-à-dire soumises à la propriété publique, qu’ils dirigeaient : c’est ainsi que la ploutocratie russe et les oligarques qui la dirigent sont devenus des grands bourgeois tout-à-fait semblables à ceux qui dirigent et exploitent notre économie : leur caste dominait, dirigeait et, déjà, exploitait toute l’URSS avant même qu’elle soit dissoute.

D’ailleurs, ils préparaient la dissolution de l’URSS en nouant des liens solides, et contradictoires, avec les partenaires de leurs relations d’affaires, membres des bourgeoisies étrangères (européennes, états-unienne,...) aussi bien qu’avec leurs homologues chinois.

En même temps que le capitalisme renaissant prenait possession de l’ensemble de l’économie soviétique, sa bourgeoisie la plus proche du pouvoir politique produisait un noyau de fascisme, lequel contribuait évidemment au contrôle capitaliste sur l’ensemble de l’économie post-soviétique...

En même temps, ils définissaient la géographie de leur domination économique de manière à rester, lors de la séparation des Républiques Socialistes Soviétiques (RSS) d’avec l’Union (l’URSS), en position dominante sur leurs administrations ; à cette fin, ils redistribuaient les relations propres à leur caste de manière à mettre en fonction des groupements d’intérêts ploutocratiques particuliers aux Républiques ; ils ont ainsi assuré la transformation des Républiques socialistes soviétiques en Républiques bourgeoises.

Tous ces processus étaient contradictoires comme le sont tous les processus des affaires bourgeoises : comme tous ces processus, leurs contradictions se résolvent par la concentration des capitaux parfois réalisée au moyen de la guerre, toujours dans l’intention de prélever encore plus de profits sur les capitaux engagés dans la concentration.

Le patriotisme, agent perturbateur de la politique bourgeoise

Parfois, quelque valeur ethnique vient perturber et réorienter les processus de concentration des capitaux : c’est ainsi que presque aussitôt après la dissolution de l’URSS, nopus avons vu se former au sein de la grande bourgeoisie de la Fédération de Russie une tendance indépendantiste qui refusait la soumission au grand capital monopoliste dominé par les USA et dont l’OTAN est le bras armé pour l’Europe ; Vladimir Poutine était porté par cette tendance ; lorsqu’il est devenu président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a clairement fait comprendre aux propriétaires des capitaux russes, en en mettant trois ou quatre en prison, le cours divergeant d’avec les USA et l’OTAN que devaient prendre en même temps la politique et l’économie capitalistes russes...

A la recherche du patriotisme ukrainien

L’indépendance de l’Ukraine acquise (depuis 1992), le pouvoir politique du gouvernement russe s’arrête aux frontières de la Russie : le rapport de l’Etat ukrainien aux oligarques ukrainiens est un problème du peuple ukrainien et des autorités politiques qui en émanent : s’ils mobilisaient le peuple ukrainien, les présidents de l’Ukraine pouvaient imposer l’autorité de l’Etat ukrainien aux oligarques ukrainiens : mais la bourgeoisie ukrainienne craignait cette mobilisation comme la peste : elle s’y est refusée, préférant faire une frontière de la limite qui sépare la Russie et l’Ukraine.

Je crois que personne, en France, n’est en mesure d’imaginer l’extrême humiliation ressentie par les membres des peuples d’Ukraine autant que par ceux de Russie devant l’érection de cette frontière !...

A partir de 1993, l’Ukraine a vécu deux décennies d’une paix chaotique au cours de laquelle le capitalisme se développait sauvagement, en même temps que des héritiers d’anciens militants nazi-fascistes réimportaient en Ukraine leurs idéologies et leurs pratiques.

En 1945-46, leurs prédécesseurs, nazis et fascistes de la deuxième guerre mondiale, fuyaient le châtiment que les crimes qu’ils venaient de commettre auraient dû leur valoir ; ils fuyaient aux Amériques sous la protection des services secrets des USA et des trusts US de la finance, de l’industrie et de la terre ; dans la décennie suivant la fin de la guerre, leurs protecteurs exploitaient en Amérique latine leur habileté à organiser la terreur (les Escadrons de la mort, c’est eux qui les ont définis et organisés !) : cette exploitation des compétences engendrait un besoin de recruter et de former de nouveaux adeptes du nazi-fascisme ; des sociétés de vigiles ont satisfait ce besoin de recrutement ; quant au besoin de formation, ils ont été pris en charge par des fonds privés de trusts US, qui financent aux USA des « universités » enseignant les idélogies nécessaires au maintien des systèmes sociaux d’inégalité, aussi bien l’idéologie du nazi-fascisme que celles de tous les intégrismes religieux.

Après 1992, soigneusement formés et conseillés par les protecteurs de leurs prédécesseurs, ils présumaient que la frontière ukrainio-russe les abriterait et permettrait à la couverture de l’OTAN de s’étendre sur eux !

C’est par le fait de cette protection et de cet « enseignement » que le retour en Ukraine du bandérisme et des autres variantes pertinentes du nazi-fascisme s’est fait massif au cours de ces deux décennies de « paix chaotique ».

Et l’ouverture par l’une au moins des tendances nazi-fascistes (AZOV, AÏDAR, Praviy Sektor, … ?) de camps pour recruter des enfants avant même leur adolescence et en faire des soldats, malgré la condamnation prononcée par l’Assemblée générale de l’ONU de l’emploi d’enfants-soldats dans les guerres, résulte évidemment de la protection des services secrets des trusts états-uniens et des enseignements qu’ils dispensent dans les « universités du nazi-fascisme » !...

Face à cette guerre, les tâches du Mouvement de la Paix en France

D’abord ne pas laisser faire

les militants de la paix, ne peuvent ni ne doivent s’en remettre aux gouvernements : en particulier les militants français de la paix ne peuvent faire aucune confiance au gouvernement français, qui s’aligne depuis plusieurs années sur les pires attitudes de va-t-en-guerre des USA et des pays de l’Union européenne dans tous les problèmes des relations économiques et politiques non seulement avec la Russie, la Chine et Cuba, mais aussi avec le tiers-monde, du proche-Orient à l’Afrique, à l’Amérique latine, au Sud-est asiatique, aux Indes.

En France, le Mouvement de la Paix doit faire et exprimer sa propre politique sans se soumettre d’aucune manière aux intentions du gouvernement français.

Ne pas hurler avec les loups !

Il est important de refuser de faire chorus avec les déferlements des propagandes de guerre : ces propagandes spéculent sur l’émotion et baillonnent la raison ; de cette manière, elles font obstacle à la pensée de la paix, tout en ouvrant la voie à l’ascension politique, toujours au détriment des peuples, de factions totalitaires du capitalisme...

Critiquer du point de vue concret et matérialiste les informations disponibles

Il faut soumettre les thèses véhiculées par la presse d’argent écrite, télévisée et télématique, à une critique rationnelle recherchant l’information véridique et développant des raisonnements dont la vérité satisfera le critère matérialiste : nous n’avons pas seulement besoin d’une telle critique pour faire obstacle aux guerres et combattre les fauteurs de guerre : c’est la même critique dont nous avons besoin pour observer l’évolution des sociétés humaines.

Cette critique n’est pas étrangère à la politique : cela ne doit pas nous arrêter : la guerre est un affrontement politique, et nous ne pourrons jamais faire taire les politiques de guerre au moyen de démarches apolitiques ; pour venir à bout des guerres, il faut substituer des politiques de paix à toutes les politiques de guerre des sociétés de cette planète !...

Critiquer le faux pacifisme et le dénoncer

Il faut donc réfuter le faux pacifisme des idées simplistes, qui aboutissent soit à céder à l’agresseur, en confondant la paix et la soumission au plus fort, soit à demander l’impossible.

Concrètement dans l’état actuel du monde, le faux pacifisme fait le silence sur les responsabilités en cause dans les dégâts résultant de la guerre ; il considère tous les belligérants comme criminels, sans excepter celui qui s’est défendu en opposant la guerre à la guerre...

Concrètement, le faux pacifisme protège les criminels de guerre...

Discerner, promouvoir et défendre les véritables intérêts des peuples

Le principal facteur de paix, ce sont les peuples eux-mêmes, à condition qu’ils participent pleinement aux délibérations politiques dont la paix peut émerger : cela signifie que les peuples sont aussi les véritables garants de la paix lorsque la politique émane d’eux, ce qui est la condition indispensable à toute démocratie.

L’Ukraine et plus généralement l’espace territorial centre-oriental de l’Europe qui s’étend de l’Ukraine à la Russie centrale et à la Biélorussie, est habité par un peuple unique métissant de multiples ethnies (une quinzaine au bas mot), que l’histoire du vingtième siècle a réparti en trois nations (ukrainienne, biélorusse et russe) : cette circonstance est très favorable à la paix, et pourrait être à l’origine d’un puissant Mouvement de la Paix !

Constatons-le aussi : pas un seul membre de ces peuples n’a, en tant que tel, d’intérêt à modifier les frontières tracées aujourd’hui entre les Etats !...

Et disons-le encore : l’extension du bouclier de l’OTAN n’apportera la paix à aucun des membres de ces peuples, ni plus généralement à aucun membre des peuples d’Europe  !...

Pour progresser vers la paix, en Ukraine et ailleurs dans la monde

Il faut certes manifester : mais se tromper d’alliance causerait la perte du Mouvement de la Paix :

Les fondateurs du Mouvement de la Paix savaient que les nazis et les autres fascistes sont et restent des ennemis de la paix, toujours prêts à prêter main-forte et armée aux plus gros propriétaires des ressources économiques de n’importe quel pays ; admettre des fascistes, des nazis dans nos manifestations pour la paix en Ukraine est une faute grave, et beaucoup d’amis français de la Paix ne l’ont pas oublié : c’est la raison profonde de leur absence dans les manifestations de mars.

Cette faute, les membres du peuple ukrainien ne nous la pardonneraient certainement pas : eux savent ce qu’ils souffrent depuis 2014 sous le fouet des régiments AZOV, AÏDAR et autres héritiers des nazis et des fascistes de la deuxième guerre mondiale ; beaucoup souhaitent fuir les combats et se réfugier en France : ce ne sont pas des ennemis de la paix, mais des réfugiés, et les accueillir est un acte pacifiste ; comme est aussi un acte pacifiste l’accueil que nous devons à tous ceux qui sont chassés d’Afrique par des guerres auxquelles, malheureusement, nos soldats et nos armes participent ! ...

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