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Le commencement de la vie de l’espèce Humaine

dimanche 1er mai 2022, par Jean-Pierre Combe

  • Depuis l’automne de 2019, et sous prétexte de crise sanitaire, nous avons subi, par le canal de la presse d’argent écrite, télévisée et télématique deux ans d’extraordinaire déferlement d’une propagande terroriste selon laquelle nos vies seraient menacées au niveau mondial par une pandémie : l’Humanité serait menacée de mort par la diffusion planétaire d’un coronavirus.
  • D’autres que moi ont critiqué scientifiquement sur la base d’enquêtes approfondies et de documents vérifiés les décisions que le gouvernement de la France a prises dans ces circonstances : leur critique est bien fondée dans la réalité médicale et sociale que nous vivons en France, et s’intègre au mouvement scientifique de la connaissance ; elle met en cause :
  • • l’avidité avec laquelle quatre trusts mondiaux de l’industrie pharmaceutique collectent leurs bénéfices en spéculant contre la santé de tous les habitants de la planète,
  • • la compétence, donc les objectifs véritables que poursuivent les politiciens qui gouvernent la France.
  • En ce printemps de 2022, la crise sanitaire s’éloigne, mais le gouvernement présidé par Monsieur Macron maintient en vigueur, contre toute nécessité, la loi d’urgence sanitaire, qui est un facteur déterminant de cette crise.
  • Tout cela m’a conduit à m’interroger sur la vie de l’Humanité, car c’est bien elle que vise l’axiome de toute la spéculation de ceux qui nous exploitent et de ceux qui nous gouvernent ; cet axiome est la menace de pandémie.
  • Comprendre la menace : qu’est-ce que la vie ? Et qu’est-ce que l’humanité ?
  • Dans le livre consacré par un médecin aux soins qu’il prescrivait à ses patients souffrant d’arthrose, j’ai lu cette très importante définition de la vie :
  • La vie, c’est l’ensemble des processus qui luttent contre la mort.
  • Nous ne devons pas seulement comprendre que la vie des animaux et des végétaux dure aussi longtemps que leurs processus organiques résistent aux diverses causes de mort qu’ils rencontrent, mais aussi que la vie des espèces animales et végétales continue au-delà de la mort de leurs membres actuels grâce à des processus relationnels spécifiques qui assurent la survie des individus face à diverses menaces, la reproduction des espèces, comme le font les rapports entre les sexes dans toutes les espèces sexuées, et qui réalisent aussi leur adaptation aux évolutions du biotope, comme le fait la sélection naturelle.
  • Il faut maintenant comprendre ce qu’est l’Humanité, quelle est son existence et quelle est son essence ; les réponses matérielles sont dans l’histoire de son émergence du monde animal, c’est-à-dire dans le plus lointain, le plus ancien passé de l’espèce humaine.
  • Avant l’Humanité, les Grands Singes préhumains
  • L’observation des mammifères supérieurs montre que leur sexualité fonde la cohésion de leurs troupeaux ; chez les Grands Singes préhumains, la dynamique de leur cohésion entraînait les Singes et les Guenons à vivre ensemble, par groupes « familiaux » ; appelons entraînement convivial cette dynamique, qui entraînait tous les membres de chaque groupe « familial » de Grands Singes préhumains lorsqu’il nomadisait isolément, mais aussi ceux de groupes momentanés formés à l’occasion de rencontres ; l’entraînement convivial assurait aux petits capables de têter leur mère, même nés prématurément, la protection de la solidarité spécifique, jusqu’à ce que les petits devenus autonomes entrent en compétition sexuelle avec les adultes, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’ils soient objets de sélection naturelle.
  • L’hominisation transforme une espèce animale en l’espèce humaine
  • Aussitôt après avoir publié en 1959 sa théorie de l’Origine des Espèces par la Sélection naturelle , Charles Darwin dut réfuter vertement les tentatives de propriétaires de capitaux industriels, dont faisait partie un sien cousin portant le même nom, de faire de sa théorie une justification de l’exploitation capitaliste, qu’ils appelaient le Darwinisme social.
  • Ce faisant, Charles Darwin comprend qu’il doit étudier comment l’espèce humaine est devenue capable de se développer en repoussant toutes les prédations alors qu’elle ne pratique pas la Sélection naturelle, qui exclurait les plus faibles de ses membres de la participation à la reproduction de l’espèce : Charles Darwin se remet à l’ouvrage.
  • Etudiant les espèces animales contemporaines, il remarque que les petits de nombreuses espèces, notamment de mammifères supérieurs, bénéficient des comportements protecteurs de leurs troupeaux jusqu’à ce qu’ils soient capables de se nourrir eux-mêmes, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’ils soient autonomes.
  • Cette longue étude le conduit à l’hypothèse que l’espèce humaine continue les comportements protecteurs de l’espèce préhumaine en les portant plus loin et plus haut de telle manière qu’ils assurent désormais la survie des plus faibles membres de ses groupes, que ce soient les nouveaux-nés, les enfants, les malades et les blessés, ou les vieux : ainsi, plus personne n’est exclu autrement que par le vieillissement de la fonction de reproduire l’espèce ; quant aux aînés, même trop vieux pour prendre part à la reproduction, ils ne cessent pas de participer à la vie de leur groupe « familial ».
  • L’être humain actuel, anatomiquement
  • Aujourd’hui, les médecins et sage-femmes savent que lors de la naissance de nos enfants, leur formation anatomique n’est pas complète : les os de la boîte crânienne du nouveau-né ne sont pas entièrement soudés ; notamment, sa fontanelle reste grande ouverte ; de plus, l’un des signes de sa bonne santé, le réflexe instinctif de la marche, s’estompe totalement en quelques jours, parce que sa musculature est beaucoup trop faible pour déplacer son corps trop lourd pour elle.
  • En outre, la comparaison anatomique avec l’animal met en évidence chez l’être humain la persistance (peut-être encore controversée) d’autres signes de prématurité (volume et poids relatifs de la tête, pilosité, ...).
  • L’hypothèse de prématurité
  • Il est indéniable que des Guenons de l’espèce préhumaine placées dans certaines conditions peuvent mettre au monde prématurément certains de leurs petits ; la protection de leur groupe « familial » assure alors à ceux-ci de vivre et de participer comme leurs frères et sœurs à la reproduction de l’espèce préhumaine de Grands Singes, qui est toujours la leur.
  • La gestation interrompue trop vite n’a pas laissé aux foetus le temps nécessaire à leur maturation : les prématurés naissent privés des ressources de motricité de leurs frères et sœurs nés à terme.
  • Ils sont en revanche capables de vivre pleinement, d’observer et d’apprendre les comportements instinctifs de leurs congénères sans diviser le groupe dont ils font partie.
  • Grâce à cette capacité, chacun d’eux peut vivre son enfance, son adolescence, son âge adulte, c’est-à-dire sa participation à la reproduction de l’espèce, enfin sa vieillesse : à tous les âges de leurs vies individuelles, les prématurés doivent tout apprendre des comportements des membres de l’espèce préhumaine : c’est de vivre la vie de leur groupe « familial » qui les y entraîne et les y exerce : appelons cela l’apprentissage par entraînement convivial.
  • Sexuellement, les filles prématurées des Guenons préhumaines ont, comme leurs mères, l’exclusivité de la naissance et de la première alimentation (l’allaitement) des membres de la génération suivante ; qu’elles soient nées à terme ou prématurément, les Guenons copulent avec les Singes préhumains sans faire de différence entre ceux qui sont nés prématurément et ceux qui sont nés à terme, et mettent au monde leurs petits tantôt à terme, tantôt prématurément, selon les hasards présidant aux naissances.
  • Les petits ne pouvant naître que du ventre d’une Guenon préhumaine, née à terme ou prématurée, en conséquence de ses copulations avec un Singe, lui-même né à terme ou prématuré, la vie commune des Grands Singes prématurés et nés à terme est tout aussi indispensable que la vie commune des sexes au sein de leurs « groupes familiaux » : l’entraînement convivial intègre toutes les Guenons et Singes prématurés et nés à terme. C’est aussi une fonction essentielle de la sexualité des Grands Singes préhumains.
  • Selon cette hypothèse, les petits nés prématurément de Guenons préhumaines seraient les premiers Enfants, les premiers êtres Humains  ; et donc :
  • Les comportements protecteurs spécifiques des Grands Singes Préhumains assurent le commencement et le développement de l’hominisation.
  • En apprenant à être des Singes préhumains, les premiers Enfants élaborent l’Humanité
  • Entraînés par les Préhumains à faire comme eux, mais privés des instincts spécifiques, les Humains doivent observer les gestes, les signes et les cris auxquels les comportements des préhumains donnent lieu en vue de les imiter et d’adopter eux-mêmes chacun de ces comportements : donc, l’observation, l’imitation et la répétition jouent un grand rôle dans l’apprentissage qui inscrit dans les mémoires des Enfants, des Femmes et des Hommes les comportements de l’espèce qui est la leur : cet apprentissage est urgent et vital : sa fonction est de conférer à chaque être Humain des fonctions cérébrales qui suppléeront jusqu’à sa mort les instincts spécifiques qui lui manquent !
  • C’est ainsi que les comportements protecteurs des Préhumains à l’égard des Enfants nés parmi eux prenaient une valeur que nous devons considérer comme pédagogique .
  • L’entraînement convivial est un mouvement collectif du groupe
  • Sans doute, la vie instinctive des Grands Singes préhumains ne les conduit-elle presque jamais à dissocier vraiment perception sensorielle et réponse comportementale : sans doute leur mémoire, capable d’apprentissage comme toute mémoire, relie-t-elle directement la perception sensorielle des situations aux réponses comportementales qu’elles appellent.
  • Un tel fonctionnement est très différent de celui auquel me semble se plier le cerveau des Enfants, des Femmes et des Hommes pour apprendre les comportements instinctifs des Préhumains : l’apprentissage conduit très vite les premiers Enfants, Femmes et Hommes à distinguer d’une part la perception sensorielle d’une situation et d’autre part la réponse comportementale à la situation perçue, tout en distinguant les sons vocaux dans la réponse comportementale ; leur mémoire peut alors interposer la représentation des sons vocaux entre celles des perceptions des situations sensorielles et celles des réponses comportementales gestuelles : grâce à cette interposition, l’apprentissage peut alors élaborer l’usage humain des échanges de signaux vocaux pertinents dans ces situations et cohérents avec ces comportements, c’est-à-dire la parole  ; au fur et à mesure de son développement, la parole dépend de moins en moins de la perception sensorielle des situations et devient le moyen par lequel l’être Humain peut invoquer les représentations virtuelles des comportements individuels et collectifs répondant aux situations vécues précédemment.
  • et ce mouvement produit l’Esprit
  • L’union du groupe « familial » est le mouvement social dont l’essence est l’entraînement convivial ; parce que les Humains n’ont pas les instincts des Préhumains, leurs contacts réciproques sans cesse renouvelés par l’entraînement convivial produisent l’apprentissage par les Humains des instincts spécifiques des Préhumains.
  • Il faut noter que les Préhumains aussi apprennent de ces contacts.
  • Deux raisons rendent inégales et qualitativement dissemblables les acquisitions des Humains et des Préhumains qui en résultent :
  • 1. la survie des Préhumains ne dépend pas de ce qu’ils apprennent,
  • 2. les Préhumains développent plutôt des comportements qui ne font pas appel à la parole, alors que l’usage de la parole est essentiel aux comportements que les Humains acquièrent auprès d’eux.
  • Par leurs cris, qui sont déjà pour eux des paroles, les Humains invoquent leurs propres souvenirs des situations précédemment vécues et qui ont donné lieu à ces mêmes cris de la part de leurs parents Préhumains : ces souvenirs constituent une représentation virtuelle des situations invoquées.
  • Les instincts spécifiques des Préhumains « filtrent » en quelque sorte ces invocations : c’est aux invocations ainsi filtrées qu’ils répondent.
  • Ainsi, les échanges de la convivance (leur vie commune) conduisent les Préhumains à un nouvel usage de leurs gestes et de leurs cris, en même temps qu’ils sollicitent les Humains à étendre l’usage de la parole en développant et perfectionnant le langage, et toutes les fonctions que l’Esprit peut développer en exploitant la virtualité des souvenirs au moyen du langage : l’imagination, la capacité collective de réfléchir, la connaissance...
  • Préhumains et Humains, membres de la même espèce, celle des Grands Singes préhumains, acquièrent ainsi ensemble des objets très différents qui sont leurs contributions à l’élaboration de l’Esprit, lesquelles s’imbriquent dans l’Esprit du groupe grâce aux différences des manifestations par lesquelles ils communiquent.
  • On pourrait dire que l’élaboration et la première production de l’Esprit ont les réunions du groupe « familial » pour principal chantier, la communication collective entre Préhumains et Humains pour processus d’élaboration et de première production ; tout cela intégrant intimement les Esprits individuels des Préhumains et des Humains dans l’Esprit collectif du groupe.
  • Il faut noter que ces échanges sollicitent sans doute aussi intensément les cortex cérébraux des Préhumains que ceux de leurs frères Humains ; il faut noter aussi que l’Esprit n’est pas incrit dans l’ADN de l’espèce.
  • Humains et Préhumains apportent des contributions différentes et essentielles à la production du même objet : l’Esprit.
  • L’Esprit est une production commune des Préhumains et des Humains.
  • Matérialité de l’Esprit : son rapport au corps humain
  • L’apprentissage par entraînement convivial est le premier mouvement de l’esprit individuel.
  • Son premier mouvement est l’observation : celle-ci naît de toutes les tensions physiologiques (de tous les besoins) de la convivance des individus au sein du « groupe familial » : ces tensions excitent les terminaisons nerveuses des organes sensoriels ; ces excitations produisent des influx nerveux que les nerfs sensitifs transmettent aux organes récepteurs du système nerveux tant central que sympathique (ces deux composants du système nerveux ont chacun leur rôle, mais ne sont pas isolés l’un de l’autre) : l’observation est initiée par l’excitation des organes sensoriels.
  • Le deuxième mouvement de l’apprentissage est l’imitation : il consiste en déplacements, gestes et sons vocaux qui résultent de l’excitation des muscles moteurs par des influx nerveux engendrés par l’activité cérébrale et transmis par les nerfs moteurs.
  • Donc, l’apprentissage, premier mouvement de l’Esprit individuel , est un mouvement de convivance auquel participent tous les membres du « groupe familial ».
  • Ce premier mouvement engendre tous les autres mouvements de l’esprit individuel, dont ceux qui mettent les Esprits des membres du groupe en relation mutuelle, sans jamais les isoler de la matière de leurs corps : l’Esprit collectif, constitué par la communication de tous les individus du groupe, est donc relié à tous les corps des membres du groupe.
  • L’Esprit est un mouvement immatériel de la matière...
  • L’hypothèse de la séparation des Humains d’avec les Préhumains
  • Les différences qualitatives des contributions spirituelles des Préhumains et des Humains ne donnent pas lieu à leur séparation.
  • En revanche, la longue durée de la convivance des Préhumains et des Humains permet à l’apprentissage par entraînement convivial de rendre l’Esprit capable de suppléer l’absence des instincts de l’espèce Préhumaine dans tous les domaines de la vie concrète des Humains.
  • J’ai montré dans un autre texte non encore publié que le travail, l’amour et le langage naissent ensemble de la réinterprétation des comportements instinctifs des Grands Singes préhumains imposée aux premiers Enfants par leur absence d’instincts : les membres Préhumains et Humains des deux sexes sont membres de la même espèce : ils copulent ensemble et éprouvent ensemble les sensations qui sont pour les uns des satisfactions réelles et que les autres réinterprètent en sensations du plaisir d’aimer : les Préhumains y investissent leur capacité de vivre les sensations non-dites auxquelles les Femmes et les Hommes répondent de même, sans attendre de savoir dire ce qu’ils ressentent.
  • Du fait qu’après quatre-vingt mille générations, l’amour s’exprime encore autant sans qu’avec paroles, nous comprenons qu’il est né commun aux Préhumains et aux Humains.
  • L’amour, principe de cohésion du groupe « familial »
  • Ainsi, le plaisir d’aimer concourt avec l’apprentissage par entraînement convivial pour inhiber la formation de deux éventuelles tentations des Femmes et les Hommes :
  • • celle de se séparer de leurs frères, sœurs et parents Guenons et Singes préhumains ;
  • • celle d’entrer contre eux dans une concurrence exterministe.
  • Ainsi, l’Amour n’étend pas seulement la solidarité spécifique héritée des Grands Singes préhumains au-delà de la seule survie des membres Humains de leurs groupes « familiaux » : en outre, il intègre les mouvements spirituels non-dits et explicites, ce qui assure l’unité et l’unicité de l’Esprit collectif du groupe .
  • Par ce que la cohésion qui résulte de tout cela accumule la force de l’amour à celle de l’entraînement convivial, elle exclut que les rapports sexuels des Guenons et des Singes nés à terme ou prématurés soient aussi étroitement limités par l’exclusivité que le sont, croyons-nous savoir, les rapports au sein d’une famille de Gorilles : les groupes de Grands Singes préhumains ont toujours eu besoin de tous leurs mâles et de toutes leurs femelles.
  • La transition de l’espèce des Grands Singes préhumains à l’espèce humaine
  • Le commencement du processus d’hominisation résulte vraisemblablement de ce qu’à une certaine période, le réchauffement du climat du biotope de l’espèce préhumaine de Grands Singes éclaircissait la végétation, la faisant passer de la forêt dense à la forêt clairsemée, puis à la savane ; cette évolution progressive oblige bientôt les Grands Singes préhumains à de longs parcours terrestres, incompatibles avec la marche quadrupède.
  • Les Grands Singes préhumains s’y adaptent en cessant d’utiliser les membres supérieurs pour se déplacer au sol, c’est-à-dire en marchant debout ; la bipédie cause deux importantes modifications de leur anatomie :
  • 1. elle redresse leur stature, modifiant la courbure de leur colonne vertébrale, et avec elle la répartition des efforts de leurs muscles : les viscères reposent désormais principalement sur le périnée ; cette surcharge augmente évidemment fortement la probabilité que les Guenons préhumaines donnent naissance avant terme aux petits qu’elles portent ; cela cause une augmentation de la proportion des naissances avant terme dans leurs « groupes familiaux » ;
  • 2. libérés des contraintes de la locomotion par la bipédie, les membres supérieurs sont désormais totalement appliqués à la coopération dans la quête de la nourriture et dans l’aménagement des lieux de vie, ainsi qu’aux relations interindividuelles, qui sont d’abord les relations sexuelles, l’allaitement des petits et les soins qu’ils requièrent ; les mouvements des bras et des mains gagnent en agilité, le toucher manuel en subtilité, la préhension en précision...
  • Il est clair que les premiers petits prématurés, même isolés dans leur génération, sont déjà entraînés par la convivance de leur groupe « familial » : ils y apprennent à vivre.
  • Ensuite, dès que la multiplication des naissances prématurées assure la présence de plusieurs humains dans les génération successives de chaque groupe « familial » de Préhumains, l’apprentissage
  • • renforce la solidarité spécifique dont le groupe entoure les malades et les vieux ;
  • • réinterprète la satisfaction réelle procurée par la copulation qui devient la sensation du plaisir d’aimer ;
  • • réinterprète la quête de nourriture et l’aménagement des lieux de vie qui deviennent le travail, ce qui initie un perfectionnement des mouvements des bras et des mains.
  • Ces réinterprétations et leurs conséquences physiologiques participent au développement et au perfectionnement des mouvements concrets de l’Esprit, qui induisent chez tous les membres du groupe un fort accroissement de l’activité du cortex cérébral, lequel cause à son tour une importante augmentation du flux sanguin alimentant l’encéphale ainsi qu’une extension du cortex cérébral lui-même...
  • Quelques générations plus tard, le premier œuvre de l’apprentisage par entraînement convivial a réalisé tout à la fois le recueil de l’héritage des Grands Singes préhumains, l’élaboration des plus profonds comportements humains et l’élaboration de l’Esprit : l’apprentissage par entraînement convivial est constitutif de l’hominisation.
  • Cet œuvre complète les modifications morphologiques liés à la bipédie, au premier développement du travail, ainsi qu’au développement des fonctions de l’encéphale.
  • En somme, au cours de cette période, l’espèce des Grands Singes préhumains se dote des caractères humains .
  • Comment les Grands Singes préhumains ont-ils cessé d’être des Singes ?
  • Leur espèce n’a pas été éliminée et l’espèce Humaine ne s’en est pas séparée : sans doute est-elle devenue elle-même l’espèce Humaine !
  • Les générations dont les femelles donnaient naissance à leurs petits tantôt à terme, tantôt avant terme de manière aléatoire, ont créé l’Esprit en même temps que tout ce qui permet à chaque Enfant, à chaque Femme et à chaque Homme de le porter : ces générations se dotaient des caractères humains que sont la station debout redressée permettant une marche debout rapide, des mains capables de mouvements complexes, dotées d’un toucher subtil et d’une préhension précise, un crâne dont les sutures s’achèvent après la naissance, un cortex cérébral dessinant des sillons profonds autour de circonvolutions complexes, une vascularisation abondante de l’encéphale, ainsi qu’une gestation dont le terme consiste dans la naissance d’un nouvel être Humain.
  • Deux millions d’années au moins après la mort du dernier Grand Singe préhumain, tous les membres de l’Humanité sont porteurs de tous ces caractères spécifiquement Humains ; nous ne nous reconnaissons pas de caractères simiesques.
  • Les caractères humains se sont inscrits dans l’ADN des chromosomes de ce qui était l’espèce des Grands Singes préhumains : cela ne peut qu’être le résultat d’une suite de mutations génétiques ; ce que nous appelons l’espèce Humaine, notre espèce, en résulte.
  • Au milieu du vingtième siècle en France, les enfants apprenaient à l’école et dans les lycées que les mutations génétiques survenaient au hasard, et que les conditions environnant la vie d’une espèce n’ont aucune influence sur les mutations de son ADN. Cela m’a toujours semblé improbable : je n’ai jamais cru à la totale indépendance de la survenue des mutations génétiques par rapport aux conditions de vie de l’espèce !
  • Au sein des espèces de mammifères supérieurs, la protection de l’ADN spécifique contre les mutations est la plus précaire au moment où les cellules se divisent.
  • Les mutations qui ont lieu au cours de la formation des gamètes (les ovules et les spermatozoïdes), ainsi qu’au cours des unions de gamètes qui produisent la cellule-œuf (ce sont les fécondations) sont les plus susceptibles de causer une modification de l’espèce.
  • Les divisions cellulaires sont généralement protégées par la vie des êtres qui en sont le théâtre contre les variations du biotope qui pourraient perturber la transmition génétique.
  • Dans les espèces de mammifères supérieurs, les fécondations, puis les transformations des œufs en fœtus ainsi que la maturation des fœtus, sont protégées par la vie de la mère, c’est-à-dire par la gestation, jusqu’à la naissance du nouvel être.
  • Mais que ce soit par la vie des membres mâles ou femelles des troupeaux, ou par la gestation, cette protection n’est jamais totale : elle ne fait qu’atténuer les effets des variations aléatoires quotidiennes de la vie des troupeaux, (ou des groupes), ainsi que ceux des variations des conditions du biotope, notamment celles du climat ; de plus, cette protection elle-même peut produire des effets sur la vie des cellules ainsi que sur leurs divisions ; tous ces effets, aussi bien ceux des variations extérieures aux organismes que ceux de la protection des organismes contre ces variations, forment une voie par où peut passer l’influence du milieu sur l’évolution du génome des espèces vivantes.
  • Depuis quelques années en France, la biologie développe une théorie qui peut rendre compte de la possible inscription des caractères qu’a pu acquérir une espèce dans l’ADN de ses chromosomes : c’est la théorie épigénétique .
  • Selon la théorie épigénétique, une espèce vivante affrontant des conditions nouvelles et réussissant à s’y adapter peut transmettre son adaptation à sa descendance sans que cette adaptation soit inscrite dans l’ADN de ses chromosomes.
  • En outre, la répétition durant quelques générations de la transmission épigénétique d’une adaptation prépare l’évolution génétique qui intégrera cette adaptation au génome de l’espèce.
  • Dans le cas de l’espèce des Grands Singes préhumains, les dernières des mutations qui ont formé l’Humanité sont certainement survenues après que l’apprentissage ait rendu l’esprit capable de suppléer totalement les instincts spécifiques des Grands Singes préhumains.
  • C’est la convivance des Grands Singes préhumains et des Humains qui produisait et transmettait les caractères humains : combien de temps a-t-elle duré ?
  • Certainement de nombreuses générations : pendant toutes ces générations, elle constituait une source abondante de variations des conditions de vie auxquelles les groupes « familiaux » s’adaptaient toujours : ces adaptations sans cesse renouvelées devaient être finalement fixées par des mutations génétiques !
  • La théorie épigénétique permet de concevoir rationnellement la filiation de l’Humanité à l’espèce des Grands Singes préhumains.
  • Génétiquement, de l’espèce préhumaine de Grands Singes à l’espèce Humaine
  • Je tiens pour vraisemblable que l’hominisation de l’espèce préhumaine de Grands Singes soit advenue par étapes se succédant comme suit :
  • 1. l’action de l’évolution du biotope sur les Grands Singes préhumains redresse leur stature et développe de nouvelles fonctions de leurs membres supérieurs, consacrées à la collecte de la nourriture, à l’aménagement des campements et aux relations interindividuelles, notamment à la sexualité ; en même temps, elle multiplie les naissances avant terme au point que bientôt, dans toutes les générations, tous les groupes « familiaux » comptent plusieurs membres nés prématurément, ce qui initie immédiatement la suppléance des instincts spécifiques manquants chez les petits prématurés par l’apprentissage qui devient la fonction première de l’entraînement convivial ;
  • 2. l’apprentissage est ce que devient l’adaptation de l’entraînement convivial spécifique des Grands Singes préhumains à l’absence d’instincts spécifiques de leurs membres prématurés : cette adaptation consiste dans l’initiation de l’élaboration et du développement de l’Esprit ; ce nouveau processus bénéficie d’abord aux membres prématurés du groupe « familial », qui sont déjà des Humains ; mais il implique aussi en même temps, quoique différemment, les Grands Singes, en développant leur part de l’Esprit ;
  • 3. ces adaptations accompagnent le développement des nouvelles fonctions des membres supérieurs, liées au travail et à l’amour ; ces nouvelles fonctions concourent avec l’élaboration de l’Esprit à accroître l’activité du cortex cérébral, donc aussi sa vascularisation et son extension ;
  • 4. ces caractères nouveaux dans l’espèce des Grands Singes préhumains et qui se renouvellent d’une génération à la suivante sont les caractères humains ; ils s’inscrivent progressivement dans l’épigénétique de l’espèce ;
  • 5. l’inscription épigénétique des caractères humains prépare une suite de mutations génétiques qui les inscriront dans le génome des Grands Singes préhumains ;
  • 6. ensuite, tout caractère humain présent dans les génomes de deux parents est inscrit dans les génomes de leurs descendants ; s’il n’est présent que dans l’un de ces deux génomes, il peut être ou n’être pas transmis par voie génétique ;
  • 7. lorsqu’un caractère ainsi inscrit dans le génôme d’un parent devient génétiquement dominant dans le génome d’un père ou d’une mère, il est inscrit dans les génomes de ses descendants même s’il n’était pas présent dans le génome de son partenaire ;
  • 8. après quelques générations, tous les nouveau-nés reçoivent la totalité des caractères Humains, désormais, toutes les mères donnent naissance au terme de leur gestation à des Enfants :l’espèce est désormais pleinement Humaine.
  • En son temps, Charles Darwin démontrait avec raison que «  l’Homme ne descend pas du Singe  », et que les Grands Singes actuels sont les produits de l’évolution d’autres espèces de Grands Singes que les Préhumains , en quelque sorte ses «  cousines  ».
  • L’évolution qui a mené des Grands singes non préhumains aux Grands singes actuels est aussi longue que celle qui a mené des Grands Singes préhumains à l’espèce humaine !
  •  L’espèce humaine a recueilli le patrimoine animal, instinctif et génétique de l’espèce des Grands Singes préhumains, puis l’a mis en valeur humaine : c’est ainsi que l’espèce Humaine continue l’espèce préhumaine de Grands Singes.
  • Jean-Pierre Combe

P.-S.

Bibliographie

  • Charles Darwin : L’Origine des Espèces par la Sélection naturelle, 1851
  • Charles Darwin : La Filiation de l’Homme et la Sélection sexuelle, 1871
  • Je recommande aussi la lecture des ouvrages que Patrick Tort a consacrés à l’œuvre de Charles Darwin
  • Tran Duc Thao : Recherches sur l’Origine de la Conscience et du Langage,
    Editions sociales 1973, Delga 2021
  • Guillaume Suing : La Preuve par Marx : dépasser la Légende noire de Lyssenko, Delga 2016
  • Guillaume Suing : L’écologie réelle : une Histoire soviétique et cubaine, Delga 2018
  • Guillaume Suing : L’origine de la vie, un siècle après Oparine, Delga 2020
  • Guillaume Suing : Le Profit contre la Science, Delga 2021
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