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Assemblée générale du Comité Anacr du Plateau des Etangs
Deux motions pour la paix
Anacr du Plateau des Etangs, le 30 août 2 014
jeudi 4 juin 2026, par
l’Assemblée générale du Comité ANACR du Plateau des Etangs, préparant celle du Comité de la Corrèze dont il est membre, s’est ému de la montée de la violence, évidente dans la bande de Gaza (au sud de la Palestine), et que la presse d’argent de notre pays s’efforçait d’occulter au cœur de l’Europe, en Ukraine.
Le point sur la situation en Ukraine
Depuis plusieurs mois, notre inquiétude grandit devant le drame qui se déroule en Ukraine avec la participation active de plusieurs formations continuatrices des partis et formations paramilitaires nazies et fascistes qui servaient les sanglantes dictatures coupables de la deuxième guerre mondiale et de la plupart des crimes qui y ont été commis.
Notre inquiétude est aggravée par le caractère des informations que nous transmet la presse écrite et télévisée de notre pays : nous sentons en effet très généralement que ces informations sont de parti-pris, douteuses, et nous avons bien souvent l’occasion de constater qu’elles véhiculent des mensonges :
Sur le coup de force porté en février à Kiev sur la place Maïdan : ce coup de force a tué presque cent personnes, manifestants et policiers ; il s’est avéré que ces personnes n’ont pas été victimes d’un échange de coups de feu, mais d’une ou plusieurs armes de même type placées à quelques mètres l’une de l’autre : c’est un groupe fasciste paramilitaire qui les a tuées délibérément. La presse de notre pays n’en a rien dit : ce silence a protégé la formation à Kiev d’un gouvernement poutchiste dont plusieurs ministres sont membres de tels groupes fascistes !
Ce sont de hauts cadres du « gouvernement » de l’Union européenne qui ont opéré cette censure, en pleine connaissance de cause !
Sur les évènements de l’est ukrainien et du Donbass : certains gouverneurs oligarques, nommés par le gouvernement poutchiste ou par l’un de ses prédécesseurs, ont été destitués, privés de leur gouvernorat ; des bandes fascistes sont intervenues violemment contre des manifestations populaires, ce qui a entraîné le rejet populaire de l’élection présidentielle ; le président a confié à l’armée une prétendue mission anti-terroriste, afin qu’elle réprime ces manifestations ; elle s’est heurtée à une insurrection populaire armée ; nos organes d’information ont fait totalement silence sur les causes qui ont déclenché la dénonciation populaire du gouvernement poutchiste de Kiev, puis l’insurrection : l’une de ces causes est l’interdiction prononcée et mise en vigueur par le gouvernement d’employer la langue russe sur le territoire de l’Ukraine, alors que la majorité de la population d’importantes régions de ce pays parle russe depuis de nombreuses générations !
Placés devant l’interdiction de la langue russe, les Ukrainiens pour qui cette langue est celle de leurs mères se sentent victimes d’une injustice méprisante, aggravée par le précédent des pays baltes, eux aussi tombés sous la coupe de gouvernements fascistes ; ces gouvernements interdisent depuis déjà des années l’usage de la langue russe, aboutissant à priver de leurs droits de citoyens un grand nombre d’habitants de ces pays, simplement parce que la langue russe est leur langue maternelle ! A l’injustice s’ajoute l’inquiétude pour l’avenir proche : cet interdit annonce en effet, cyniquement, le renouvellement en Ukraine de l’épuration ethnique qui a ravagé la Croatie, la Serbie, la Bosnie et disloqué la Yougoslavie : la perspective illustrée par ces exemples a approfondi la révolte.
En cachant tout cela à leurs lecteurs et à leurs auditeurs, nos « journalistes » font croire à la dénonciation de « quelques terroristes » prononcée par l’oligarque censé présider aux destinées de l’Ukraine.
Mais les armées envoyées en Ukraine arrêter ces « quelques terroristes » ont trouvé du fil à retordre : en réalité, elles sont mises en difficulté par l’insurrection.
Afin de ne pas sombrer dans le ridicule, le gouvernement poutchiste de Kiev, l’OTAN, qui l’arme, le « gouvernement » de l’Union européenne et les gouvernements membres de cette union, dont la France, qui le financent, inventent un nouveau mensonge avec lequel nos « journalistes » font chorus : l’intervention d’une armée russe en Ukraine, jusqu’à présent ( 29 août 2014 ) sans cesse démenti par les observateurs de l’OSCE présents sur la frontière entre la Russie et l’Ukraine !
Un événement particulièrement grave s’est produit au mois de juillet : un avion civil « Boeing » d’une compagnie aérienne malaisienne est tombé sur le territoire du Donbass. Dans les minutes qui ont suivi, le gouvernement poutchiste de Kiev a commencé d’accuser le gouvernement russe ou les insurgés du Donbass de l’avoir abattu, et les insurgés de saboter l’enquête à venir en circulant parmi les débris et en relevant les morts.
Pourtant, ce sont les insurgés qui ont permis que les experts chargés de rassembler les cadavres et les éléments de l’enquête circulent en relative sécurité dans la zone des débris, et ce sont eux qui ont remis à un expert malaisien les boîtes noires de l’appareil en bon état : il s’est maintenant écoulé assez longtemps depuis la remise des boîtes noires à cet expert pour que l’analyse du contenu de l’une au moins d’entre elles donne des résultats concluants : mais nous n’entendons à ce sujet que le silence : quel secret honteux contiennent ces boîtes ?
En vérité, il suffit de rassembler les observations faites et diffusées dans le public par certains experts étrangers à l’Ukraine qui ont examiné les débris de l’appareil et les observations de certains contrôleurs de la circulation aérienne qui observaient la circulation des avions dans le ciel de l’Ukraine pour savoir de façon certaine comment il a été abattu : le Boeing malaisien a été abattu par un avion de combat appartenant aux forces armées ukrainiennes ; cela ne fait aucun doute !
Ce que les boîtes noires peuvent encore nous apprendre, c’est comment l’équipage a réagi à l’attaque, et à quel moment précis ses membres ont été tués !
Sur la réalité ethnique de l’Ukraine : nos organes d’information nous présentent l’Ukraine comme formée de deux ethnies, l’une étant majoritaire, l’ukrainienne, et l’autre, minoritaire, la russe ; cette présentation est fausse : la population de l’Ukraine s’est formée depuis de nombreuses générations à partir d’au moins quatorze ethnies différentes dont certaines ne sont pas slaves ; aujourd’hui, chacune de leurs langues est parlée par une population dont l’effectif n’est absolument pas négligeable, et toutes ces ethnies savent communiquer entre elles.
A quoi sert que nos organes « d’information » insistent comme ils le font sur cette représentation fausse de la population ukrainienne ? Cela leur sert à faire le silence sur la cause immédiate du soulèvement du Donbass, l’interdiction linguistique faite aux personnes de langue russe.
Sur les armées lancées dans la prétendue « opération anti-terroriste » : on y trouve des régiments apparemment réguliers, c’est-à-dire formés de citoyens enrôlés au service de l’état, avec à leurs côtés des unités de continuateurs des SS, sous les insignes du « Pravyï sector » ( secteur de droite ) ou des auxiliaires nazis de Stépan Bandéra, grand massacreur de communistes et de juifs gardant les arrières du front de la Wehrmacht, ainsi que quelques « armées privées » contrôlées par les services à peine secrets des Etats-unis d’Amérique.
Ces armées exécutent leur mission en soumettant les populations non-combattantes des villes et villages qui refusent de les accueillir aux bombardements de l’artillerie et de l’aviation : l’armée obéïssant au gouvernement poutchiste de Kiev fait la guerre au peuple d’Ukraine.
Les armées lancées à la reconquête du Donbass sont en échec ; elles ont perdu un très grand nombre de soldats qui ont déserté pour ne pas servir la politique de l’oligarchie ukraino-européenne, qu’ils considèrent comme la pire qui soit ; elles ont aussi perdu toutes les armes et tous les matériels que servaient ces soldats [1]. les insurgés, naturellement, se sont empressés d’en prendre possession, de former des équipages pour les chars, les véhicules et des équipes pour les pièces d’artillerie, et pris l’offensive contre les positions établies au Donbass par toutes les armées du gouvernement.
L’accusation de terrorisme lancée contre l’insurrection du Donbass a sombré dans le ridicule : afin de masquer ce ridicule, le gouvernement poutchiste de Kiev, et avec lui tous ceux qui le soutiennent de l’étranger : l’Union européenne, le gouvernement des USA, et tous les gouvernements des pays membres de l’UE, dont le gouvernement français, tous avancent depuis le mois de juillet la fable mensongère de l’intervention directe de la Russie, alors que les observateurs de l’OSCE présents sur la frontière séparant la Russie de l’Ukraine démentent l’existence de franchissements de cette frontière par des troupes russes, au moins jusqu’au 29 août.
1-Motion sur la Palestine
Le drame qui s’est produit en juillet dans la bande de Gaza a attiré notre attention sur la dissymétrie des moyens mis en œuvre par les adversaires.
Que les quelques fusées lancées contre les villes de l’Etat d’Israël aient fait des victimes est indéniable, et nous compatissons aux souffrances des blessés et au deuil des parents des morts.
Mais c’est en masse et systématiquement que des enfants, des femmes, des hommes non-combattants ont été tués et blessés par les bombardements opérés par l’armée de l’Etat d’Israël : ce sont d’autres victimes, souffrantes elles aussi et elles aussi objet du deuil de leurs parents : ces souffrances et ce deuil appellent aussi notre compassion.
Cela étant, l’énormité des moyens de destruction employés par l’Etat d’Israël, si on les compare à ceux de son adversaire, pose une question : quels sont les buts de guerre de l’Etat d’Israël, et quels sont ceux des Palestiniens ?
Aucun véritable représentant ou porte-parole de la Palestine n’annonce de véritables revendications contre l’Etat d’Israël ; le vieux mythe du « rejet des Juifs dans la Méditerranée », autrefois apporté dans cette guerre de l’extérieur de la Palestine, a complètement disparu, officiellement depuis plus de quarante ans ; les Palestiniens n’ont aucun but dans cette guerre ; tout ce qu’ils peuvent espérer, c’est de conserver assez de terre pour y vivre librement en la cultivant : nul ne peut considérer cet espoir comme un but contraire à l’existence de l’Etat d’Israël.
Par contre, l’Etat d’Israël a toujours refusé de définir la frontière orientale des territoires qu’il entend contrôler ; il agit partout en Palestine de manière à rendre impossible aux Palestiniens de vivre sur leur terre et de la cultiver : l’Etat d’Israël tente de s’approprier la terre de Palestine habitée par les Palestiniens : voilà ce que signifie la dissymétrie des moyens employés par l’Etat d’Israël d’une part, et par ceux qui le combattent d’autre part.
En vérité, la fin de la guerre en Palestine dépend du seul Etat d’Israël. C’est pourquoi nous appelons son gouvernement, comme le font déjà depuis de longues années des citoyens de l’Etat d’Israël qui doivent déployer un grand courage pour affronter la répression, à cesser tous les bombardements, à reconnaître le droit des Palestiniens à vivre en Palestine et à négocier avec eux.
C’est pourquoi nous appelons le gouvernement français et celui des USA à cesser d’apporter à l’Etat d’Israël l’aide et le soutien qu’ils lui assurent depuis de trop longues années, et à amener le gouvernement d’Israël à accepter enfin de faire la paix.
C’est aussi pourquoi nous condamnons toutes les tentatives de confondre l’Etat d’Israël avec la religion juive, et notamment la « lettre-circulaire Alliot-Marie », qui demande aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant à des actions de boycott des produits israéliens, en argumentant sa demande par l’assimilation de ces actions à des provocations à la discrimination ou à la haine raciale ; il est faux en effet qu’appeler à refuser un produit vendu par une société israélienne, ou refuser de l’acheter, porterait ceux à qui on adresse cet appel à haïr les croyants juifs qui respectent les rites et mangent cachère, ou à changer le ton de leurs relations avec eux : on mangeait cachère en France bien longtemps avant que n’existe le mouvement sioniste, bien avant que n’existe l’Etat d’Israël, et cet Etat vend énormément de produits qui ne sont absolument pas cachères !
Saint-Pardoux la Croisille, le 30 août 2 014.
2-Motion sur l’Ukraine
La situation politique dans l’est de l’Europe est marquée depuis presque un demi-siècle par l’importance qu’y prennent des partis continuateurs du nazisme et du fascisme : ces partis gouvernent les pays baltes, occupent une place croissante dans d’autres pays ; à Kiîv ( Kiev ) en Ukraine, au mois de février, ils ont accompli un coup d’Etat, tuant place Maïdan près de cent personnes, manifestants et policiers, chassant un président oligarque, formant un gouvernement dont ils occupent les principaux ministères, …
La manière dont l’Ukraine est désormais gouvernée confirme toutes nos inquiétudes : les bandes fascistes agissent en toute liberté, molestant les opposants, terrorisant la population, faisant aux communistes une chasse à mort ; le gouvernement interdit tous les usages d’une langue ( la langue russe ) qui est la langue maternelle de beaucoup d’Ukrainiens, envoie l’armée rétablir par la force l’autorité d’un gouverneur destitué par le mouvement populaire, imagine que ce mouvement résulte d’un complot terroriste et monte une opération de guerre sous prétexte d’arrêter les terroristes, mais en réalité pour mater le Donbass ; il engage dans cette opération des régiments formés de citoyens régulièrement enrôlés, mais aussi, à côté d’eux, des armées privées : unités de continuateurs des SS, sous les insignes du « Pravyï sector » ( secteur de droite ) ou sous ceux des auxiliaires nazis de Stépan Bandéra ( qui fut pendant la deuxième guerre mondiale, dans les arrières du front de la Wehrmacht, un grand massacreur de communistes et de juifs ), ainsi que celles que contrôlent les services à peine secrets des Etats-unis d’Amérique.
Ce gouvernement poutchiste ne recule pas devant les pires crimes : c’est en bombardant ou canonnant principalement des enfants, des femmes et des hommes non-combattants que son armée a envahi le Donbass ; à la mi-juillet, son aviation a abattu un avion de ligne malaisien ( un Boeing ) qui traversait l’Ukraine : les premiers éléments nécessaires à la preuve sont publics, mais n’ont pas été rassemblés officiellement ; quant aux « boîtes noires », elles ont été remises en bon état par les insurgés du Donbass à un expert malaisien de la commission d’enquête internationale ; mais bien qu’il se soit écoulé depuis assez de temps pour analyser celle où sont enregistrées les conversations des membres de l’équipage, rien n’en a été encore publié : quel secret honteux veut-on cacher ?
Les armées engagées au Donbass par le gouvernement que préside monsieur Porochenko sont aujourd’hui en échec : un très grand nombre de leurs soldats ont déserté pour ne pas servir la politique de Monsieur Porochenko, qu’ils considèrent comme la pire qui soit ; ils ont abandonné aux insurgés toutes les armes et tous les matériels qu’ils servaient ; les insurgés, naturellement, en ont pris possession, ont formé des équipages pour les chars, les véhicules, des équipes pour les pièces d’artillerie ; ainsi équipées de pied en cap, elles ont pris l’offensive contre toutes les positions établies au Donbass par toutes les armées du gouvernement, tournant ainsi en ridicule l’accusation de terrorisme lancée contre eux.
Voilà une partie de la vérité rétablie ; mais il faut bien dire que ce qui nous inquiète encore, c’est qu’au lieu d’information, notre presse écrite et télévisée diffuse des silences et des mensonges : silence sur le crime commis place Maïdan ; silence sur l’interdiction d’user de la langue russe ; enfin, diffusion à grands sons de trompe de la fable de l’intervention de l’armée russe pour camoufler la très mauvaise politique de Porochenko, son échec et la déroute infligée par les insurgés à son armée.
Notre devoir est de protester contre l’attitude inqualifiable de nos organes d’information qui tournent le dos à la vérité en même temps qu’aux intérêts de la France : ces organes d’information faillissent à leur devoir, qui n’est pas de militer pour le développement du fascisme dans le monde, mais de nous informer véritablement sur les évènements.
La France n’a en effet aucun intérêt dans l’avènement de gouvernements fascistes ou nazis, ni en France, ni en Ukraine, ni ailleurs : par conséquent, nous protestons contre le soutien que le gouvernement français apporte à un gouvernement poutchiste formé par des militants de partis qui se veulent et qui sont des continuateurs de la dictature nazie d’Adolf Hitler.
Saint-Pardoux la Croisille, le 30 août 2 014
[1] ce sont ces blindés et ces canons que montrent les photos exhibées par les chefs de l’OTAN et des Etats-unis d’Amérique !