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Pour rendre √ la France son arm√©e

dimanche 10 novembre 2013, par Jean-Pierre Combe

- En cet √©t√© de 2013, plusieurs textes circulent dans les milieux int√©ress√©s aux choses militaires, qui t√©moignent de sentiments de d√©sarroi, et peut-√™tre m√™me de r√©volte, diversement √©prouv√©s devant la d√©gradation de notre d√©fense nationale par des militaires de tous grades, de toutes les arm√©es et de toutes les armes, et que les √©l√®ves se destinant aux carri√®res de sous-officiers, d’officiers mariniers et d’officiers n’ignorent certainement pas.

- Prenons connaissance de ces textes : plusieurs d’entre eux repr√©sentent la situation de nos arm√©es de mani√®res qui demandent √ √™tre approfondies, replac√©es dans la situation g√©n√©rale des institutions n√©cessaires √ la vie de notre nation, et confront√©es aux faits : c’est pourquoi les militants de la renaissance communiste ressentent que leur devoir de citoyens soucieux de servir la France est de r√©diger et de publier leurs analyses : il n’est pas douteux qu’en effet les confrontations de ces textes avec les fait conduiront √ d’importantes rectifications, et nous voulons par nos analyses aider √ ce que ces confrontations aient lieu sereinement.

Les rectifications nécessaires

- Un gros chapitre concerne les rapports qu’entretiennent l’Arm√©e fran√ßaise et l’Education nationale ; ces rapports ont toujours √©t√© pr√©sent√©s comme conflictuels par la ¬« vraie droite¬ » et par la ¬« fausse gauche¬ » ; pour la ¬« vraie droite¬ », l’Education nationale n’est qu’un repaire de gauchistes ; quant √ la ¬« fausse gauche¬ », elle entretient et agite les clich√©s les plus st√©rilisants de l’antimilitarisme, ce qui lui √©vite de d√©noncer les f√©odalit√©s financi√®res du capitalisme : cette distribution des r√īles fait de l’affrontement de la ¬« fausse gauche¬ » et de la ¬« vraie droite¬ » un jeu th√©√Ętral qui d√©tourne l’attention que les Fran√ßais devraient porter sur la situation r√©elle de nos arm√©es.

Pour bien nous comprendre : notre devoir patriotique

- Nous combattons les d√©voiements dans lesquels le patriotisme se d√©bat ; le patriotisme vrai peut √™tre le tremplin des plus hautes avanc√©es de civilisation ; par contre, les tentatives de la droite dure et de l’extr√™me droite pour le d√©voyer, pour l’opposer au peuple et au progr√®s social, ces tentatives conduisent √ laisser les mains libres aux pires ennemis du peuple, de la R√©publique et de la nation, et aboutissent √ faciliter la t√Ęche des casseurs du pays.
- Certains communistes portent, soit directement, soit de par leur h√©ritage familial, le prix pay√© pour avoir le droit de parler haut de notre pays, de son avenir ; certains sont enfants d’immigr√©s qui avaient choisi librement le pays de 1789 et du Conseil national de la R√©sistance ; les militants de la renaissance communiste continuent cette tradition, veulent r√©aliser l’union de tous les patriotes sinc√®res qui pr√©f√®rent l’avenir du pays aux privil√®ges des classes dominantes et exploiteuses¬ .

En r√©alit√©, la France est victime d’une entreprise de d√©molition qui frappe toutes les institutions nationales, y compris la langue fran√ßaise :

  • la production industrielle d’armements a √©t√© d√©tourn√©e de la mission de fournir nos arm√©es, privatis√©e, et de ce fait, nos arm√©es sont r√©duites √ devenir clientes des supermarch√©s du trafic d’armes ; de ce fait aussi, nos arsenaux et manufactures d’armes, d√©sormais, doivent vivre comme les autres √©tablissements de l’industrie de guerre, sous le statut civil des entreprises priv√©es !...
  • la production industrielle civile tout enti√®re est m√©thodiquement d√©mantel√©e, ¬« d√©soss√©e¬ », priv√©e de ses circuits √©conomiques essentiels,
    • par l’allongement et l’intensification extr√™mes du travail,
    • par les d√©localisations massives, le d√©montage de l’appareil industriel et des savoir-faire techniques, l’expatriation oblig√©e de nos jeunes ing√©nieurs et chercheurs,
    • par la privatisation de nos services publics nationaux et territoriaux :
      • EDF-GDF ont √©t√© privatis√©s,
      • la SNCF a √©t√© scind√©e, le r√©seau s√©par√© de l’exploitation et l’effectif des cheminots r√©duit de moiti√©,
      • l’Equipement a √©t√© comme mis en voie d’extinction depuis des ann√©es¬ : sur sept fonctionnaires partant √ la retraite, un seul est remplac√©,
      • les h√īpitaux g√®rent les malades selon les m√©thodes de ¬« gestion √ flux tendus¬ » invent√©es pour la gestion de crise des stocks : cette gestion prive les m√©decins du temps n√©cessaire pour examiner les malades et prendre connaissance des maladies qu’ils ont √ soigner,
      • et tous les autres services publics sont touch√©s par des agressions √©quivalentes,
  • la p√™che artisanale, l’agriculture familiale sont mises √ mort ;
  • l’Education nationale est aujourd’hui en √©tat de collapsus : l’effectif des ma√ģtres et des professeurs est dramatiquement insuffisant, au point de r√©duire √ presque rien l’efficacit√© de leur travail :
    • entre 90000 et 100000 postes de fonctionnaires ont √©t√© supprim√©s depuis l’an 2000, sous Jospin-All√®gre (le d√©graisseur de mammouth), sous Chirac-Ferry, et plus encore sous Sarkozy ;
    • M. Peillon quant √ lui ne recr√©e que quelques postes, hors statut sauf exception : il semble vouloir continuer exactement les contre-r√©formes d’inspiration anglo-saxonne port√©es par MM. Fillon, Darcos et Chatel ;
    • priv√©s des moyens d’instruire et d’√©duquer, les enseignants sont confront√©s aux classes surcharg√©es, laiss√©s √ eux-m√™mes devant des √©l√®ves √ la d√©rive, qui n’ont jamais √©t√© instruits des principes pr√©sidant aux relations interpersonnelles entre citoyennes et citoyens, bien que ces principes soient les premiers √©l√©ments essentiels de notre culture d√©mocratique ;
    • dans les faits, la politique de nos gouvernements d√©nationalise l’√©cole de mani√®re rampante, lui impose une gestion strictement locale, priv√©e de toute perspective d’ensemble, la prive des dipl√īmes nationaux qu’elle remplace par une recherche de ¬« comp√©tences¬ » sans contenu civique, scientifique ni culturel :
    • tout semble montrer que nos gouvernements veulent importer le mod√®le anglo-saxon et germanique, dont nous savons qu’il ne fonctionne ni en Angleterre, ni en Allemagne, ni ailleurs, quoi qu’en disent ceux qui d√©nigrent notre h√©ritage r√©publicain ;
    • certes, l’√©cole fran√ßaise ¬« n’allait pas bien avant¬ » ; mais nous constatons et nous disons que ceux qui dirigent nos affaires aggravent sans cesse la situation en vue de substituer √ l’ancien mod√®le scolaire, il est vrai s√©gr√©gatif, un mod√®le √©clat√© o√Ļ chaque enseignant, chaque √©l√®ve, est livr√© aux diktats du march√© √ travers de savantes et perverses m√©diations.
    • En somme, l’Education nationale est elle-m√™me broy√©e par la politique qui broie l’Arm√©e fran√ßaise et toutes les autres institutions n√©cessaires √ la vie de la nation !
  • La protection sociale, les retraites, les loisirs : l’essentiel en fut r√©alis√© dans la continuation de l’effort de la R√©sistance et dans l’esprit de son programme ¬« les Jours heureux¬ », par le Gouvernement provisoire de la R√©publique fran√ßaise que pr√©sidait le G√©n√©ral De Gaulle, puis par les ministres communistes des gouvernements ult√©rieurs dont au premier chef Ambroise Croizat ; ce furent de grands progr√®s de la d√©mocratie, en ce que ces nouvelles institutions donnaient pour la premi√®re fois aux travailleurs les moyens d’exercer leur droit de rester en bonne sant√© et, le cas √©ch√©ant, d’y revenir, ainsi que le droit de vivre pour eux-m√™me en-dehors du temps de travail : ces institutions n√©cessaires √ toute d√©mocratie sont aujourd’hui r√©duites √ presque rien, sous l’effet des lois r√©actionnaires qui se sont succ√©d√©es depuis un demi-si√®cle, et sous l’effet de la politique appliqu√©e dans les entreprises conform√©ment aux conseils et directives du CNPF, puis du MEDEF, qui ont toujours voulu intensifier le travail et allonger sa dur√©e au-del√ du supportable, afin de priver les travailleurs de leurs capacit√©s physiques de jouir de leur droit de g√©rer eux-m√™mes leur vie et de participer en toute responsabilit√© √ la vie de la cit√©.
  • Les institutions d√©mocratiques :
    • les associations sont √©trangl√©es par l’insuffisance des salaires et par la r√©duction des loisirs des travailleurs, les coop√©ratives populaires de consommation ou de production sont en butte aux pratiques d√©loyales de la concurrence capitaliste ;
    • les institutions financi√®res de r√©partition (associations, assurances et banques mutuelles) voient leurs directions plac√©es hors de l’acc√®s de leurs membres-clients, et √©trangl√©es par des r√®glements qui leur imposent de capitaliser au d√©triment de leur fonction statutaire de r√©partition ;
  • les institutions territoriales de repr√©sentation d√©mocratique :
    • nos cantons ne sont plus qu’un souvenir ; nos communes vont cesser d’exister en 2014, et, dans la foul√©e, nos d√©partements sont promis au m√™me sort, afin de laisser la place √ des ¬« m√©tropoles¬ », pesantes baronnies concurrentielles ignorant toute d√©mocratie, et √ des r√©gions d√©finies pour morceler les nations, et tout d’abord la n√ītre ;
    • les coop√©ratives d’entreprise, les mutuelles d’entreprise et les syndicats √©chappent de plus en plus au contr√īle d√©mocratique de leurs soci√©taires, et sont soit dissous, soit r√©cup√©r√©s par le patronat : c’est encore un effet de l’allongement du temps de travail et de son intensification ;
  • l’√©teignoir brandi sur la langue fran√ßaise :
    • dans tous ses usages publics, (publicit√©s, enseignes commerciales, chanson, cin√©ma, recherche, et d√©sormais, universit√©) notre langue nationale est minoris√©e au profit du tout-anglais imp√©rial, et parfois par l’effet de lois vot√©es par notre parlement, telle la loi Fioraso, qui couronne la loi P√©cresse (dite LRU).

L’autophobie nationale, moyen quotidien de cette entreprise de d√©molition

- C’est un discours d√©termin√© par l’oligarchie financi√®re des capitalistes ¬« fran√ßais¬ », ressass√© par la presse √©crite et t√©l√©vis√©e que finance le capital et qui tend √ r√©duire au silence et √ d√©truire le patriotisme lui-m√™me : ce discours d√©nigre toutes les ressources intellectuelles et mat√©rielles que nous pourrions mobiliser pour d√©velopper la France : les ma√ģtres en autophobie nationale placent ces ressources et toutes les tentatives de les mettre en œuvre sous les qualifications qu’ils veulent p√©joratives de ¬« franco-fran√ßais¬ », de ¬« franchouillard¬ », d’¬« hexagonal¬ » ; ce discours est g√©n√©reusement promu par la ¬« fausse gauche¬ » bon chic bon genre.
- Il accompagne la diffusion de discours x√©nophobes qui rejettent en grand nombre les membres des classes pauvres de notre soci√©t√©, en cachant le fait qu’ils ont √©t√© d√©racin√©s par l’ordre mondial in√©galitaire et par la surexploitation √©conomique que le capitalisme mondialis√© fait subir √ l’Afrique et au tiers-monde tout entier !
- Ces discours x√©nophobes cachent en m√™me temps la pr√©dominance de la finance √©tats-unienne sur la Bourse de Paris, la mainmise de ses fonds de pensions sur les soci√©t√©s du CAC40, ainsi que la p√©n√©tration sur notre territoire des soci√©t√©s financi√®res qataries.

Les agents de cette d√©molition sont le gouvernement de l’Union europ√©enne, les gouvernements de la France et divers politiciens ambitieux

  • les gouvernements fran√ßais : ils ont liquid√© la diplomatie h√©rit√©e du gaullisme, avec sa dimension de non-alignement sur les Etats-Unis : encore dans les ann√©es 2000, on voyait la France se grandir √ l’√©chelle mondiale en s’opposant √ l’unilat√©ralisme √©tats-unien dans la question de l’Irak ; mais sous la pr√©sidence de N. Sarkozy, la France a r√©int√©gr√© le commandement int√©gr√© de l’OTAN, puis, dans l’affaire syrienne, F. Hollande a subordonn√© l’action de la France aux d√©cisions des Etats-Unis ;
  • le gouvernement europ√©en : les gouvernements fran√ßais nous imposent comme lois les d√©crets du gouvernement de l’UE ; en France le conseil constitutionnel affirme le primat des ¬« lois¬ » europ√©ennes sur les lois fran√ßaises : le parlement ne fait plus que transcrire des directives europ√©ennes que notre peuple n’a jamais discut√©es ; au nom du ¬« trait√© de Lisbonne¬ », aggrav√© par le ¬« trait√© de gouvernance budg√©taire¬ », notre pays est priv√© de souverainet√© budg√©taire et mon√©taire, priv√© de politique industrielle et √©conomique s√©rieuse ; les commissaires politiques de Bruxelles patrouillent dans les couloirs du Palais-Bourbon durant la discussion budg√©taire supervis√©e par Bruxelles et Francfort ;
  • la ¬« construction¬ » europ√©enne n√©olib√©rale a entrepris de d√©manteler l’unit√© de la France : en vertu des d√©crets du gouvernement europ√©en, les gouvernements fran√ßais cr√©ent des r√©gions soumises √ la tutelle directe du gouvernement europ√©en, laquelle devient progressivement une prison de peuples r√©partis sur un territoire morcel√© d’euro-r√©gions transfrontali√®res, √©cras√© sous des m√©tropoles g√©antes chapeautant le d√©veloppement in√©gal et concurrentiel de leurs territoires ; ce sera la fin de la R√©publique une et indivisible dont la mission √©tait d’assurer √ tous les m√™mes droits et d’impulser le d√©veloppement √©quilibr√© du territoire national ;
  • l’int√©gration dans le commandement de l’OTAN entrave l’action de nos arm√©es ; dans ce cadre, N. Sarkozy a b√©n√©fici√© du soutien de l’Angleterre pour bombarder la Libye, et F. Hollande a subordonn√© l’action de la France aux d√©cisions des Etats-Unis dans l’affaire syrienne ; quoi que l’on pense du soutien aux ¬« rebelles¬ » syriens que chapeaute Al Qaida, la France officielle est devenue le champion de l’action hors la l√©galit√© internationale : de ce fait, notre arm√©e court inutilement le risque d’une aventure douteuse, √ laquelle le peuple fran√ßais est massivement oppos√© : dans cette aventure, l’arm√©e sera priv√©e du soutien populaire ;
  • les groupes s√©paratistes : l’Allemagne seule est sortie renforc√©e de la chute de l’URSS, tandis que ses voisins, la Tch√©coslovaquie, la partie occidentale de l’ancienne URSS, la Yougoslavie, ont √©clat√©, ou sont en voie d’√©clater comme la Belgique ; le fait est que les voisins de la France, Espagne, Italie, Royaume-uni subissent eux aussi cette entreprise de d√©mant√®lement, manifest√©e notamment par d’intenses tensions centrifuges dans les r√©gions riches : des politiciens s√©paratistes ont mis la Catalogne, le Pays basque, l’Italie du nord (surnomm√©e la ¬« Padanie¬ »), l’Ecosse sur le chemin de la s√©cession ;
  • des politiciens s√©paratistes s’agitent en France aussi :
    • prenant en otages les citoyens amoureux de leurs langues r√©gionales, ils n’ont d’autre but que de diviser notre pays selon des sch√©mas ethniques fallacieux ;
      accusant le ¬« jacobinisme¬ » de tous les maux, ils jettent le tabou sur la recherche d’une v√©ritable unit√© nationale ;
    • ils ne cherchent jamais la v√©ritable cause du d√©clin des langues r√©gionales, mais le prennent pour pr√©texte
      • pour imposer une fausse d√©finition ethnique √ toute institution,
      • pour effacer la recherche par les Fran√ßais de leur coh√©rence nationale, c’est-√ -dire effacer la revendication populaire de d√©mocratie, que les Fran√ßais de toutes les r√©gions ont manifest√©e lorsque fut fond√©e l’√©cole la√Įque en y envoyant leurs enfants apprendre notre langue nationale ;
      • certains de nos anciens cantons comptent dans leur population une forte proportion de nantis du nord de l’Europe, qui souvent, devant le basculement insidieux, mais officiel, de la France √ la langue anglaise, ne font m√™me plus l’effort d’apprendre le fran√ßais !

Les entrepreneurs et directeurs de la d√©molition de la France sont les membres de l’oligarchie financi√®re du capitalisme

- Les biens qu’ils poss√®dent √ titre priv√© leur donnent le pouvoir politique exorbitant de choisir les politiciens qui gouverneront la France et de leur dicter leur politique ; cette oligarchie financi√®re est enti√®rement tourn√©e vers les ¬« Etats-Unis d’Europe¬ » pilot√©s par Berlin, vers l’Union transatlantique, ch√®re √ Wall Street, vers la ¬« reconfiguration des territoires¬ », vers les ¬« transferts de souverainet√©¬ », tous objectifs antinationaux que commandite le MEDEF dans son manifeste de d√©cembre 2011 intitul√© ¬« Besoin d’aire¬ », confirm√© par M. Gattaz qui vient d’exiger ¬« la suppression des communes et des d√©partements¬ ».

Que disent les partis politiques auxquels la t√©l√©vision ouvre ses √©crans ?

- Les diverses cha√ģnes de t√©l√©vision habituellement regard√©es par les Fran√ßais ouvrent leurs √©crans √ certains partis politiques : les uns participent de la ¬« vraie droite¬ » ; c’est le cas du Front national, qui n’a jamais particip√© √ un gouvernement et qui a usurp√© son nom (le nom de Front national √©tait celui que portait l’organisation patriotique unitaire mise en place par le PCF clandestin sous l’Occupation, et qui dirigeait les FTP-F et les FTP-MOI).
- Les autres partis autoris√©s de t√©l√©vision participent de la ¬« fausse gauche¬ ».
- Ni les uns, ni les autres ne proposent de sortir de cette prison euro-atlantique des peuples que sont l’Union europ√©enne et l’Euro ; tous ces partis, lorsqu’ils √©taient au gouvernement, ont concouru par leurs circulaires et par les lois qu’ils ont fait voter, √ l’effacement de l’usage du fran√ßais dans nos institutions, notamment dans les publications scientifiques et √ l’Universit√©.
- Le Front national se dit favorable √ la sortie de l’Union europ√©enne et de l’Euro, mais il y met une condition (la ¬« sortie concert√©e¬ ») qui la renvoie aux calendes.

La vraie gauche

- La vraie gauche est sans cesse rejet√©e dans l’obscurit√© par le th√©√Ętre de notre syst√®me m√©diatique : elle est pratiquement interdite de t√©l√©vision : au contraire de la ¬« fausse gauche¬ », la vraie gauche ne participe pas √ l’entreprise de d√©molition nationale.
- La vraie gauche est en effet patriotique, populaire et internationaliste ; elle porte les traditions illustr√©es par Robespierre, Saint-Just, les Communards parisiens, les Francs-Tireurs et Partisans.

Quelques le√ßons de l’histoire

- Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’√©crivain gaulliste F. Mauriac avait rendu hommage √ la classe ouvri√®re de France ¬« seule, dans sa masse, demeur√©e fid√®le √ la France profan√©e¬ », alors que la majorit√© des milieux d’affaires avait collabor√©, voire – comme l’avait pressenti Marc Bloch et comme l’a d√©montr√© historiquement Annie Lacroix-Riz – fait le ¬« choix de la d√©faite¬ ».
- Aujourd’hui, les milieux d’affaires nous imposent une politique de m√™me nature, √ ceci pr√®s que cette fois-ci, les privil√©gi√©s ne choisissent pas seulement de soumettre le pays √ l’√©tranger, comme le firent jadis l’√©v√™que Cauchon condamnant Jeanne d’Arc, les Emigr√©s de Koblenz combattant dans l’arm√©e des rois contre les Soldats de l’An 2, les Versaillais livrant l’Alsace-Lorraine aux Prussiens ou le r√©gime de Vichy collaborant avec Hitler : aujourd’hui, les privil√©gi√©s ont entrepris de tuer notre pays en le vidant de toutes ses institutions d√©mocratiques.

Les militaires ont leur place dans l’union du peuple de France

- Nous connaissons leurs soldes et leurs primes : nous savons qu’elles ne sortent pas de l’ordre de grandeur des traitements des fonctionnaires civils ; nous savons aussi quelles contraintes impose l’√©tat de militaire √ tous ceux qui se pr√©parent √ combatre les agressions que la France pourrait subir : tout les rapproche des autres membres de notre peuple.
- Quant √ nous, nous voulons une profonde transformation de l’arm√©e dans le sens de ce qu’avait su faire la R√©volution fran√ßaise ou dans le sens de ce qu’avait √©crit Jaur√®s dans L’Arm√©e nouvelle ; nous n’opposons pas la masse des citoyens en armes pr√™ts √ d√©fendre leur sol en cas d’invasion et la technicit√© des officiers charg√©s de dominer la pens√©e militaire et de savoir utiliser les armes les plus modernes : tous peuvent servir la R√©publique, le peuple, et au cœur de la nation, ce monde du travail qui produit les richesses et qui en profite si peu.
- Le PS et l’UMP briguent l’adh√©sion des militaires √ leurs th√®ses, et m√™me √ leur organisation ; les militaires ont le droit de r√©pondre √ l’un ou √ l’autre, mais cela ne doit pas les conduire √ participer √ la d√©molition nationale, ou √ se diviser et √ se combattre sur les crit√®res d’appartenance √ l’un ou √ l’autre de ces partis.
- Le pr√©tendu ¬« Front national¬ » aussi brigue les faveurs des militaires : mais son opposition √ l’Europe supranationale et √ l’Euro est superficielle, mais ses propagandes soufflent par bouff√©es la guerre civile, interethnique ou interreligieuse, mais son av√®nement d√©shonorerait d√©finitivement notre France la√Įque aux yeux du monde en lui faisant porter le drapeau du racisme et de la x√©nophobie, lesquels n’existent qu’en r√©primant le patriotisme v√©ritable : il serait triste que certains militaires se rallient √ lui !

Comment en sortir ?

- Il faut que la France se lib√®re de l’autorit√© du gouvernement de l’Union europ√©enne, qu’elle sorte de la monnaie europ√©enne, l’Euro, qu’elle r√©tablisse sans restriction ni d√©l√©gation la souverainet√© nationale, et qu’elle soumette les propri√©taires des gros capitaux √ la loi d√©mocratique de la Nation ! C’est possible si le peuple de France s’unit pour y parvenir.
- C’est pourquoi les communistes militant pour la renaissance communiste en France tendons la main √ tous les patriotes, afin de d√©fendre et de sauvegarder la R√©publique, la d√©mocratie, c’est-√ -dire en somme, la France.

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